Faut-il choquer pour convaincre ?
Voilà un sujet qui prête à controverse ! En effet, les débats font rage entre les organismes d’utilité publique et l’opinion publique. Les premiers voient dans cette technique de prévention un moyen de faire passer un message de manière marquante et qui permettra de mobiliser l’attention du spectateur. Les deuxièmes y voient un problème d’éthique par l’utilisation de la peur pour transmettre un message et une atteinte à la protection des enfants, susceptibles d’être confrontés à des visuels parfois très violents. Cependant, nous ne rentrerons pas dans ce débat mais nous tenterons de comprendre les mécanismes utilisés par les publicitaires pour convaincre par le biais d’images choquantes.
Les enfants dans la publicité
Selon un célèbre dicton publicitaire, si nous voulons avoir un spot avec un bon score, il faut mettre soit un chien (même si le chat est actuellement plus tendance), soit un enfant ! Devant les centaines d’exemples de publicités avec des enfants que nous pouvons trouver sur la toile, nous nous rendons compte que les publicitaires appliquent ce dicton à la lettre. Nous connaissons tous, Maurice le poisson rouge, Sophie Senoble, les mauvaises notes de Lisa ou encore, denier en date, little Dark Vador. Les agences de publicité en raffolent et le public les adore.
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La publicité s’associe à la nature
Depuis quelques années, les marques tentent d’associer leur image à la nature. Cette tendance est notamment due aux préoccupations montantes des français pour la protection de l’environnement. L’écologie, le développement durable, le respect de la nature, sont autant de sujets traités régulièrement par les médias, les politiciens et bien sûr les entreprises. Cet engouement s’est traduit par l’insertion d’images liées à la nature dans les publicités. En effet, dans les années 2006-2007, de très nombreuses entreprises avaient recours à ce genre d’image. C’est alors que la notion de « greenwashing » a pris toute sa place. Certaines marques utilisaient des arguments écologiques afin d’induire le consommateur en erreur avec, par exemple, un discours et/ou un visuel excessif ou encore des raccourcis ambigus.


